Au loin, mugit la corne de brume
Une dizaine d’articles s’empile dans mon dossier GdL depuis 2 ou 3 semaines. Il n’y a plus qu’à mettre en forme, finalement : Mais l’envie n’y est pas, et puis mes scoops ont fini par sentir le grenier.
J’ai créé GdL en Juillet 2007, comme une bibliothèque des articles que j’écrivais toute la journée et que je voulais commenter, humaniser, critiquer, et approfondir. Un travail qui m’a pris des heures, qui m’a appris les « choses à savoir » de la blogosphère, qui m’a fait rencontrer pas mal de gens finalement.
J’ai fait de GdL mon œil sur le Web sûrement mais surtout sur la blogosphère, le « petit milieu » des blogs qui me fascinait – Qui m’intéresse encore – et la vitrine de mon mauvais caractère. Ma subjectivité assumée m’a rapporté pas mal d’ennemis, et je vous en remercie.
Seulement… Aujourd’hui, quand je lis mes flux RSS rubrique Web 2.0, High-tech et informatique, je ne peux m’empêcher de bailler. Les blogs qui faisaient mon pain quotidien ne sont plus que des machines à scoop alimentées par les flux RSS d’Outre-Manche et d’Outre-Atlantique, des machines à fric aussi, et beaucoup sont la vitrine de l’onanisme frénétique de certains égo qui n’ont même pas la plume de leur ambition. Je m’y ennuie tellement…
Inutile de dire que comme beaucoup de blogueurs et lecteurs à qui j’ai pu parler ces derniers temps, cette blogosphère 2.0 ne me plait pas, et je n’y trouve plus ma place. Je préfère aller fureter dans d’autres blogosphères plus simples, plus accueillantes et bien plus prometteuses.
C’est avec regret mais aussi avec beaucoup de soulagement finalement, que je laisse le navire s’enfoncer dans la brume. Je voulais simplement vous prévenir, un petit coup de corne en passant, un dernier salut avant de laisser doucement GdL couler en paix.
Merci à Vincent de m’avoir propulsé là-dedans, j’ai vraiment apprécié ces quelques mois en votre compagnie ; Merci à Thibaut d’avoir sacrifié beaucoup de temps pour satisfaire mes envies graphiques sur ce blog ; Et puis merci à vous d’avoir commenté, de m’avoir envoyé des mails, de vous être énervés ou indignés.
Pour ceux qui le souhaitent, je vous invite à sauter sur le pont d’Acqua Tofana, sur lequel vous me retrouverez comme d’habitude à la barre. Sinon, je vous souhaite bon vent…






