Les revenus publicitaires du piratage informatiques défrayent la chronique
On a connu le temps d’eMule, KaZaa, ou autres logiciels de Peer-to-Peer permettant, plus ou moins facilement, de télécharger de la musique. A l’époque des débuts du piratage à grande échelle, ces logiciels plus ou moins illégaux disposaient de millions de références, accessibles de n’importe où et rapidement - Même si le haut-débit était moins performant qu’aujourd’hui.
Obsolètes désormais, le P2P, la mule et ses autres compagnons d’infortune : Place aux torrent (Au streaming aussi, mais c’est une autre histoire). Avec en référence, outre les logiciels Azureus ou BitTorrent, des sites dédiés à la recherche de ces fichiers cachés un peu n’importe où sur la Toile, comme The Pirate Bay.
Le moteur de recherche de torrent fait de nouveau l’actualité ; Mais cette fois, pas question d’un énième procès de la Warner Bros, de la Colombia Pictures ou encore de Sony, Universal ou EMI. Non, cette fois il s’agit des publicités insérées dans la page des résultats de The Pirate Bay - Publicités qui rapporteraient, selon une personne bien informée, dans les 4 millions de dollars par an.
Une somme tout de même rondelette, même si elle pourrait être facilement décuplée en raison des millions d’utilisateurs de ce moteur de recherche - 2,5 membres enregistrés selon le site, et jusqu’à 10 millions de téléchargement de torrent effectués simultanément. Ce qui fait, selon TechCrunch, seulement $ 1,60 de valeur publicitaire, par an, pour un utilisateur.
Certes.
Mais The Pirate Bay flirtant avec conviction du côté de l’illégalité, on peut supposer que cet aspect freine quelque peu les utilisateurs tentés par le clic publicitaire, ainsi que les annonceurs. D’autre part, on ne peut raisonnablement considérer que les bandeaux verticaux peu attractifs et leur piteux homologue horizontal en bas de page prônant les vertus de la débauche sexuelle soient de la vraie publicité optimisée. Même s’il y en a partout.
Ce qui revient à dire que le potentiel de The Pirate Bay, site de téléchargement illégal de torrents rappelons-le, est réel. Voire énorme.
Si l’on pousse le raisonnement plus loin, on peut même supposer que des publicités ciblées, choisies, de qualité et bien intégrées dans le site rapporteraient suffisamment de quoi distribuer gratuitement de la musique, et payer une redevance honorable à la SACEM - Un peu comme Deezer. Histoire d’encourager les jeunes artistes, et de faire réagir un peu les majors - Dans le bon sens, celui de la variété culturelle.
On pourrait même imaginer un système d’inscription et d’abonnements, qui autoriseraient un internaute à télécharger, selon la somme payée, un certain nombre d’œuvres (Musicale, cinématographiques et autres) par mois. Un crédit pour le soutien de la création artistique, en somme, loin des machines à fric propulsées artificiellement par les grands noms de l’industrie [Terme Ô combien pertinent] du disque.
Naïveté et idéalisme, quand tu nous tiens.







“les vertus de la débauche” ?
oxymore quand tu nous tiens…
Claire, c’est tout l’intérêt. ^^
Je me demande quel est le taux de clic sur ce genre de publicités, tiens.
Audacieux… (l’oxymore, pas le clic)
[…] et acceptées par les gouvernements ne sont pas une solution coercitive adéquate. Je vous en ai déjà parlé : Le mieux serait de s’adapter à ses nouvelles règles, à ce flot de téléchargements que […]