Ca sent le brûlé pour les e-anarchistes ; Ca sent mauvais pour la publicité
Souvenez-vous. Il y a quelques années, nous étions les rois du monde, pianotant sur des bêtes de courses taillées pour la vitesse (Le Pentium II, quelle révolution !) et apprenant les rudiments d’une balises HTML pour bidouiller les pages perso de Voila.
Puis est venu l’ère du blog, celle du téléchargement illégal à gros bouillons, l’ère Web 2.0 puis l’avènement de la publicité communiste – Pardon, accessible à n’importe qui.
Internet, c’est l’Atlantide des geeks, le Monde Perdu des petits entrepreneurs aux dents longues, le Paradis sur fibre optique des blogueurs que nous sommes. C’est aussi un véritable panier de crabes, terre sacrée des derniers anarchistes.
Oui, mais voilà. Sa nouvelle réputation de Mass Média passant par là, Internet ne devrait pas résister à un polissage à la brosse en fer, à un ratiboisage en règle de tout ce qui dépasse. Organisons la résistance.
Commençons par le piratage. Le téléchargement illégal n’est pas, bien évidemment, une chose que je vous pousse à faire – Ne serait-ce que par charité artistique. Seulement, nous sommes d’accords : Les règles élaborées par les majors et acceptées par les gouvernements ne sont pas une solution coercitive adéquate. Je vous en ai déjà parlé : Le mieux serait de s’adapter à ses nouvelles règles, à ce flot de téléchargements que l’on ne peut pas, somme toute, endiguer.
Il serait intéressant de citer à tous ces économistes et marketeurs de bas-étage travaillant pour les grands producteurs l’exemple de Radiohead : Le groupe a récemment mis sont dernier album à la disposition des internautes, en téléchargement gratuit. Résultat ? L’album est 2ème des ventes.
Mange tes dents.
Restons consensuels – Approchons-nous des blogs. Eux aussi sont malades – Les espagnols diraient “debil”, un terme que je trouve particulièrement approprié.
Malades de leur propre existence, et de voir leur survie en danger. De quoi vit l’économie des blogs ? De la publicité. Et la publicité est également, aujourd’hui, un secteur en pleine restructuration sur Internet – Certains diraient plutôt que l’exploration ne fait que commencer, soit ; Mais la première étape est déjà franchie, et quelques leçons sont déjà à en tirer.
Déjà, la publicité sur Internet ne bénéficiera pas, dans les mois à venir, de la fin de la publicité sur les chaînes de télévision publiques – A supposer que la commission qui se penche sur le dossier dès aujourd’hui ne bouleverse pas la ligne qui avait été imposée décidée. Les grandes agences, les structures d’achat média, ne sont pas prêtes à augmenter les budgets dérisoires de la publicité en ligne jusqu’au niveau du 30 secondes télévisuel – Même si le spot ne passe que sur une chaîne câblée à 4h du matin.
Les budgets augmenteront sensiblement de mois en mois, mais pour l’instant, le modèle publicitaire sur Internet n’a pas encore trouvé son public. Et je ne parle pas des bannières animées.
Ensuite, la publicité sur Internet ou ailleurs reste le premier budget coupé dès que le gros temps menace. Et vu la morosité ambiante aux USA, on peut supposer que ce facteur supplémentaire n’incitera pas les investisseurs à lâcher des centaines de milliers d’euros pour une campagne sur
A lire : Kelblog - La récession touche les liens sponsorisés, et donc Google
Quelles qu’en soient les raisons, la publicité sur Internet cherche son modèle, se cherche une identité, une stratégie, des moyens, bref, des avantages supplémentaires à mettre en avant face au fameux 30 secondes.![]()
Et elle en a, des avantages : Le format vidéo, les bannières dans une certaine mesure, les liens sponsorisés intelligents, l’éditorial rémunéré, les opérations spéciales… Mais le modèle hésitant, tâtonne à l’aveugle.
Et pendant ce temps-là… Les blogs se mordent la queue. Il y a deux ans, quand j’ai commencé à m’intéresser au phénomène sans pour autant oser me mouiller, les blogs étaient un joyeux bordel où chacun allait de sa petite entreprise. Une bande de chiots fous, incontrôlables mais affectueux, quoique tirant un peu la langue vers le journalisme.
Aujourd’hui, qu’est-ce qu’un blog ? Un outil pour trouver un boulot mieux payé que celui qu’on occupe, une façon d’espionner le voisin, l’art de soutirer des informations et des avantages. C’était certes une tendance que l’on pouvait ressentir quand j’ai commencé GdL, au fur et à mesure que je découvrais, souvent avec perplexité, le monde des blogs. Aujourd’hui, c’est (Selon moi) un fait avéré : Le blog est en pleine asphixie.
D’une, parce que les blogueurs les plus en vue sont pour une bonne moitié des troublions incontrôlables. Je ne parle pas de critiques fondées et justes, ou d’une petite mauvais foi de bon aloi, qui sont somme toutes les privilèges de blogueurs dont l’avis est reconnu (Et très demandé), non ; Je parle des caprices de Diva de certains qui ont oublié parfois d’être humbles, puisqu’après tout, nous bâtissons tous sur du vent.
Les Diva du Web touchent à tout, et cassent leurs jouets avec un plaisir évident de gamin détestable. Trépignent quand elles ne sont pas invitées à telle ou telle opération – Tel ou tel évènement. Sont rancunières comme des femmes jalouses en pleine mauvaise période. Changent d’avis comme de chemises, et donneraient le tournis à une girouette vendéenne.
Je ne parle pas des enquiquineurs de bon ton dont le goût pour l’antithèse ferait louper une couvée de singes. Je parle de certains blogueurs qui n’hésitent pas à écrire tout et son contraire, et qui osent des choses que mon peu de principes désapprouve totalement.
L’hypocrisie suintant de leurs écrits, le fiel de ces avides donne de l’eau au moulin des détracteurs des blogs. Les blogueurs ont pour eux la reconnaissance et le poids que leur apporte leur audience, la relative nouveauté d’un phénomène qui prend de l’ampleur, mais il est des désavantages qui pourraient bien faire retomber l’attrait du blog comme un vulgaire soufflé au fromage loupé. D’abord, parce qu’une vache ne retrouverait pas ses tâches dans le comportement de l’élite bloguesque, entre les humbles sages et les mioches mal élevés ; Ensuite, parce que ce que l’on appelle communément la “long tail” des blogueurs, c’est-à-dire, en plus trivial, le menu fretin, a des velléités de gloire capitalistes qui les rendent particulièrement chatouilleux.
Rendons leur hommage, néanmoins : Sans eux GdL n’aurait jamais existé, et avouez que ça vous aurait manqué. Sic.
Mais je suis inquiète. Inquiète pour la réputation des blogs en général, inquiète de voir la méfiance des annonceurs à leur égard, inquiète de cette mini-société qui s’influence tant et si bien qu’elle saute avec bonheur à la suite des suicidaires. Inquiète aussi de voir un modèle en lequel je crois sabordé par des irresponsables.
Le marketing dirigé, sans préparation, vers les blogs, a fait remonter toute la gamme des aspirations humaines – Et la plupart ne sont évidemment pas jolies jolies. Même la blogosphère féminine, qui malgré les piques de jalousie chronique, sanctifiait l’entente cordiale et était, avant tout, une brochette de copines, sacrifie aux luttes intestines sur le thèmes des invitations, des opérations marketing et d’éventuelles rémunérations des unes, et pas des autres.
J’aurais pensé que le phénomène était plutôt masculin – Je ne sais si ce genre de parité est une bonne ou mauvaise chose.
Entre raison et marketing, l’argent peut-il pourrir les blogs jusqu’à les faire entrer en bourse façon OL ? Verra-t-on des blogueurs courir après la baballe comme des crève-la-fin derrière le dernier rat de la ville ?
Ce qui est sûr, c’est que ça pourrait faire du buzz.






c’est un dictionnaire d’expressions oubliées ?
J’adore !
Elles ne sont pas oublié, puisque je les utilise quotidiennement, mordieu !
je les adore, çà me rappele ma grand mêre.
Je peux te les piquer ?
Et bien, certainement.
Dit-elle en mettant son fichu sur la tête.
Rooh lui alors! A part çà c’est moi qui laisse des commentaires “débiles” sur son blog!?
Tes écrit, aussi bien ici que sur Acqua tofana, son particulièrements sombres en ce moment Lousia!! Déprime en vue?
Sinon, la pub sur les blogs ne m’a jamais semblé judicieuse! OK quand on paie pour héberger son blog, un menu revenu permet d’équilibrer la balance… Mais sincèrement, le fait de “garder” les bénéfices de la pub pour soi démontre à mes yeux une fois de plus l’avarice et l’orgueil des bloggeurs influents!
Les bloggeurs en murissant on cessé d’être de joyeux trublions et c’est bien dommage
Mince alors !

Je ne me sens pas si jeune que çà et pourtant je sors encore des horreurs bien trublionnes.
Allez zoup, retourne donc lire ma bêtise du jour, avec un peu de chance Orange me fera un proces !
Et il en est fier en plus de taper sur la gueule d’Orange!
Quand à l’esprit trublion tu ne l’a pas perdu car tu es resté un grand gosse;) Et il ne fallait pas que tu sentes visé par mes propos, je cible principalement les bloggeurs “influents”. Toi tu n’y est pas encore…